vive la résilience

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Voilà presque un an, un mystérieux laboratoire du fin fond de la Chine nous alertait sur un risque épidémiologique bénin. Dans la foulée, une ville de plusieurs millions d’habitants se voyait confinée « à la chinoise et pour le bien de tous » (c’est-à-dire sans beaucoup de libertés). Puis ce fut le pays tout entier, puis les premiers cas arrivèrent en Europe, en Italie (là encore, « petite épidémie », « petite grippette »), puis premiers cas en France, là encore, on minimise (ça devrait rappeler quelques souvenirs à ceux qui ont vécu Tchernobyl l).

Puis « les masques qui ne servent à rien » (pratique, quand on n’en a pas !), … et nous sommes arrivés à « Confinement 1 », très strict, très respecté, villes aux allures de villes fantôme, précautions individuelles prises très au sérieux. Et en même temps, découverte du télétravail, de la visio, et découverte de nos capacités de résilience tant sur le côté perso (les appartements et maisons furent si bien rangées tout à coup) que pro (adaptation rapide avec quand même une activité très ralentie).

Puis déconfinement, relâchement, printemps, soleil, vacances, et RE-COVID, et « Confinement 2 » (octobre), moins facile à accepter cette fois-ci, car il faut concilier vie économique ET précautions sanitaires. Donc « on bosse » mais on ne s’amuse plus : fermeture de restos, boutiques, bars, boites, monuments, musées, … et on reste chez soi dès la sortie du travail (même si on se retrouve à touche-touche-sardine dans le Metro/RER, tous les matins et tous les soirs). Arrive le début de l’hiver qui se passera avec quelques ouvertures de commerces (il faut bien protéger et soulager le petit commerce) mais « pas de ski » (enfin, si, mais il faudra monter à pied, faute de remontées mécaniques fermées).

Noël/Réveillon : On lâche presque tout, y compris à Noël où on se passe le COVID de petits enfants à grands parents avec la bénédiction du gouvernement. Pendant ce temps, quand bien même un « couvre-feu » est instauré, aucun contrôle n’est fait, et de très nombreux ados et générations Z (voir même certains Y) en profitent pour organiser des apéros et soirées sauvages (le couvre-feu les obligeant souvent à dormir – ensemble – sur place !!!). Et nous voilà en janvier, les chiffres ne sont pas bons, ni ceux du COVID, ni ceux de l’économie.

Les vaccins arrivent et plus de 1 million de personnes (ciblées) sont vaccinées (magie de la communication), … enfin … « primo vaccinés » car en effet il faut DEUX injections pour être vacciné. Du coup les personnes vaccinées ne le seront « réellement » qu’à partir de mi-février (magie de la réalité). Et nous voilà de nouveau depuis début février au milieu du gué. Renforcement des contraintes (couvre-feu 18h, entrées-sorties de territoire contrôlées, fermeture des centres commerciaux, … donc une vie perso-sociale à l’arrêt à nouveau mais une « liberté de travail ».

Alors, qu’en penser ?

Tout d’abord, nous sommes fragiles (depuis longtemps) : choléra, peste, grippe espagnole, grippe de Hong-Kong, SARS, et maintenant COVID

Ceci dit, avec un taux de mortalité entre 2.1 et 2.3% des contaminés, et donc de 0.1% de la population totale (approx 2.2 millions de morts dans le monde à date), nous sommes toutefois encore loin des 60 millions de morts de la grippe espagnole de 1918.

Mais attention, nous nous rapprochons de la grippe asiatique H2N2 (tiens, tiens, …) de 1956 qui fit presque 3 millions de morts dans le monde, dont 100 000 en France. A l’époque, peu de réactions, peu de contraintes gouvernementales, pas de panique médiatique ni de centaines d’experts sur les plateaux) … au final une grippe un peu plus forte que les autres.

Ensuite, nous avons – mine de rien – une acceptation « surprenante » de toutes ces contraintes qui nous sont désormais imposées : confinement, attestations de déplacement, port du masque obligatoire, restriction de mouvement (les fameux 100km), couvre-feu (20h, puis 18h), obligation de dépistage dans certains cas, fermeture de commerces… tout cela évidemment pour le bien et la protection de tous (n’empêche, cela pourrait rappeler certaines contraintes d’une certaine époque).

Enfin, ce nouveau contexte sociologique, économique, social, et notre célèbre « principe de précaution », finissent par nous obliger à « ralentir et se protéger » quitte à dégrader le reste de nos environnements.

Alors, que peut-il se passer désormais : un (nouveau) durcissement des contraintes (qui n’empêchera d’ailleurs pas les fameux « variants » à proliférer et se diversifier) ou, tout simplement, une nouvelle manière de vivre, avec un « entre-deux ».

Néanmoins la vie continue et nous devons apprendre à vivre avec. Soyons (encore plus) RESILLIENTS, et, comme ce virus, APPRENONS A NOUS ADAPTER

Ce (ces ?) COVID est (sont ?) sérieux malgré tout.

Donc Protégez-vous, Protégez vos proches, et CONTINUONS A VIVRE !!!

A.D.

PS : à titre anecdotique, j’ai (AD) été personnellement et familialement durement touché par ce COVID en décembre et janvier, un membre de ma famille est décédé, ma femme et mon beau-frère ont été hospitalisés (oxygène, antibiotiques, corticoïdes, …) en urgence cf. détresse respiratoire, d’autres membres de la famille ont été touchés sans symptômes, et j’ai moi-même « dégusté » et échappé de peu à l’hospitalisation.

PS2 : n’hésitez pas à revoir World War Z, Contagion, Independence Day, L’armée des 12 singes, Contagion, Alerte, 28 jours plus tard.